Renaud Tardy et Guillaume Delbar font un diagnostic en marchant au Cul de Four


Nous sommes le vendredi 13 décembre au matin, quand j’arrive au comité de quartier, Madame Marie-Odile Rousseau, la maire des quartiers Nord, et la première que je salue.

Les services de la ville, comme à chaque fois, sont présents à ce rendez-vous mensuel organisé par le comité, les deux techniciens cadre de vie, et un agent de vivacité.

Il fait froid dehors.
Un café bien chaud accueil les participants,  il est le bienvenu en attendant le top départ prévu pour 9h30.

En attendant, Renaud Tardy présente des mails en expliquant que dans la semaine deux procès verbaux avaient été dressés, sur trois contrôles de dépôts effectués

L’horloge pointe 9h30, on démarre et déjà le 1er adjoint fait relevé par les techniciens la présence des poubelles sur la rue un vendredi alors que les ramassages se font le lundi et jeudi.

On tourne à gauche au croisement de la rue de Flandre et de la rue Basse Masure, « houla dites-moi les riverains ne pourraient pas balayer leur trottoir », en effet les papiers traînent en masse sur tout le trottoir.

Et là Renaud Tardy, va comprendre que ce n’est pas aussi facile que ça « Attendez on va remonter la rue, vers la zone disons délaissée, au croisement de la rue Voltaire, vous allez voir les gens ne veulent plus habiter ce secteur qui se vide ».

Mais avant un habitant fait remarquer aux élus un problème récurant, des véhicules ventouses aux pneus crevés, et pas des petites voitures non, des camionnettes, des véhicules de dépannages, …, de plus garés sur le trottoir, ils empêchent la bonne circulation des piétons avec poussette.

On remonte vers la rue Voltaire, une maison persienne fermée, une maison murée, une maison à vendre, des commerces persiennes fermées, et au 77, rue de Flandre, « Là Messieurs les élus , c’est porte ouverte depuis septembre, la maison appartient à un privé, tout le monde est prévenu, mais rien ne bouge ».

Un technicien rappel tout ce qui a été entrepris pour prévenir le propriétaire, mais que la ville ne peut intervenir pour lui. « Certes, mais en attendant vous passez comme message aux squatteurs potentiels qu’ils n’ont qu’à ouvrir les maisons abandonnées puisque personne ne bouge ».

Guillaume Delbar, constate la situation, il a le beau rôle, il peut tacler sur chaque cas, mais au contraire, il n’en profite pas. Il sent certainement qu’il ne faut pas en rajouter, mais agir.
« Il faut faire fermer cette maison agir à la place du propriétaire ».
« C’est certain maintenant je comprends pourquoi dans cette rue les riverains n’ont pas vocation à ramasser tous les déchets, venus de cette maison et apportés par le vent » conclu Renaud Tardy.

La rue de Flandre prise de vue depuis la rue Voltaire

La rue de Flandre prise de vue depuis la rue Voltaire

Nous sommes maintenant dans la zone, elle est tranquille « normale, à cette heure ils dorment » entend-on.

Nous rencontrons un habitant « nous sommes avec des élus, que faut-il faire ici ? »
« Messieurs bonjour, moi je vais vous dire, il faut l’Etat, un vrai retour de l’Etat. »
« La ville, elle ne peut rien faire ici, c’est hors de ses compétences, elle n’existe plus »

Les élus écoutent, …, et repartent, à part Guillaume Delbar qui  reste à discuter avec les habitants.
Avec Renaud Tardy et Marie-Odile Rousseau nous nous dirigeons vers une réussite de la mairie de quartier, le square du renouveau. « Allez on va souffler un peu, nous allons vers un secteur où la mairie existe, où elle est présente »

En attendant les habitants Renaud Tardy et Marie Odile Rousseau se confient sur leur expérience par rapport au traitement des zones « délaissées », ils sont …

Voilà nous sommes ensembles au square du renouveau, une belle réussite, mais là encore les habitants ne vont pas laisser souffler les élus.

« tous ces déchets autour, les dépôts sauvages, pourquoi ne faîtes vous rien »
« et puis quelle idée de mettre du sable, si celui-ci n’est pas nettoyer ou changer régulièrement »

Les élus écoutent, …, et demandent aux techniciens d’écrire les doléances.

« Magnifique la friche Rossini est complètement abattue » s’exclame Monsieur Tardy
« Oui les habitants sont content, ça libère la vue. On peut en faire un Barbieu 2 !? »

On rigole, on se détend, … « Bon aller nous allons maintenant à la déchetterie »

Un secteur où les dépôts sauvages sont une institution, où « Myriam Cau a reconnu le besoin pour ce secteur d’une vidéo surveillance ».

Renaud Tardy sait qu’il ne pourra en faire installer une (à priori faute de soutien politique) sur cet espace, alors il trouve que le coût sera trop important.
Mais Guillaume Delbar commence à fouiller les sacs, il s’y joint.

Et là en quelques minutes, une équipe de la police cadre de vie appelée pour faire les constats et verbalisations retrouvent les adresses repérés, dont un sac entier de courriers et documents administratifs d’un hebdomadaire !?

J’en profite pour faire remarquer à Renaud Tardy que le personnel de la mairie des quartiers Nord en charge du cadre de vie n’est pas habilité pour faire les constats et verbaliser. Seulement quatre ou six agents assermentés sur tout Roubaix, c’est insuffisant.
Il écoute …

Après ce beau travail d’enquête, nous continuons le diagnostic en marchant par la rue Grétry, puis retournons au comité de quartier.

Une sacrée mâtiné, où chacun a pu se confronter à la réalité de terrain.

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A propos jeanderoi

Habitant engagé du quartier du Cul de Four et également Maire des #QuartiersNord @Roubaix.
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